Départ mouvementé par le canal du Bordelais qui sépare Hiva Oa de sa petite sœur Tahuata: mer formée, vent fort et un moteur qui cafouille!
Tahuata, une petite île”bijou”, n’est peuplée seulement que de quelques hameaux. Hapatoni est l’un de ceux-là.
La baie où se niche Hapatoni, les maisons se cachent sous la végétation
Comme souvent dans ces îles, les principales activités sont le coprah et l’artisanat, ici, plus particulièrement, la sculpture sur os, cornes ou rostres de différents animaux.

Un séchoir de pulpe de cocos, le coprah
L’accueil y est “marquisien” et l’on quitte Hapatoni avec, en cadeau, un régime de bananes et quelques kilos de délicieuses mangues.

Viramundo vu depuis l’oratoire qui domine la baie.

Le bonjour des dauphins au petit matin en quittant la baie
“Gémir n’est pas de mise…” dans ces contrées, mais Tahuata nous a permis de renouer avec l’art, souvent assez difficile du mouillage,
dans ces îles.
Le mouillage idéal, c’est-à-dire l’endroit où l’on a envie de passer une nuit tranquille est:
– un site splendide avec coucher de soleil
– une eau calme comme un lac
– un minimum de vent stable
Si, aux Marquises, la première condition est évidente, c’est plus délicat pour les deux autres.

Les divagations de Viramundo pendant une nuit, vues sur l’application Ancor qui nous permet de surveiller la tenue de l’ancre
La houle du Pacifique, presque toujours présente, bouscule les voiliers…surtout les monocoques. Et elle complique diablement les débarquements sur les plages ou les quais rustiques des villages.
Le vent se crée un chemin dans les vallées escarpées et déboule souvent en rafales sur les mouillages.

…….et sa plage de rêve qui nous a valu un atterrissage acrobatique à cause d’un puissant ressac de houle